Luc Fortin Architecte
  • 1921: l'édifice existant, est une véritable cathédrale industrielle
  • L'agrandissement: Les réserves muséales
  • L'agrandissement: Les réserves muséales
  • 1% D'art

    L'intégration de l'Art à l'architecture : Pyrophore, 2003, André Fournelle, structure d'acier corten.
  • TECHNIQUE

  • TECHNIQUE

  • L'agrandissement: Les réserves muséales
  • passerelle d'accès vers les nouvelles réserves muséales.
  • 1921: Le nouvel accueil
  • 1921: les structures d'accrochage
  • 1921: salle de conférence
  • 1921: portes de verre, permettent l'accès vers les salles d'exposition.
  • 1921
  • 1921: Le nouvel accueil
  • 1921: Les corridors
Clients / Corporation du musée de la Pulperie

  Une ville, un musée ... pour l’amour de la culture.

Année de réalisation: 2000-2002

Localisation:  300 Dubuc, Chicoutimi (Québec), G7J 4M1

Description sommaire du projet :

Site classée monument historique national, l’ancienne usine de pulpe fut transformée, à l’issue d’un concours d’architecture, en musée régional d’art et ethnologie.

Le site d’intervention, un bâtiment industriel en pierre de 25m x 90m, datant de 1921, sur trois niveaux a été choisi pour loger le musée régional. Il devait offrir des aires d’accueil, des salles d’exposition, des aires de préparation d’expositions, un secteur administratif, et loger dans ses réserves les collections de tous les  musées de la région. Le musée répond à des critères élevés reconnus internationalement en matière d’atmosphère contrôlées et de traitement des objets d’art. Il est apte à accueillir des expositions de haut niveau issues de partout dans le monde.

Le fonctionnement du musée s’est avéré au fil des ans souple et efficace.

 

Défis, Résultats obtenus, solutions déployées, performances réalisées:

Ce bâtiment classé au patrimonial national exigeait des interventions au niveau de l’enveloppe du bâtiment. Les murs de maçonnerie de granite étaient endommagés. La déperdition thermique très importante par le toit nécessitait une intervention immédiate.

Toute intervention sur le bâtiment original devait être approuvée par le ministère de la culture.

Les systèmes électriques et mécaniques ont fait l’objet d’études poussées et leur intégration harmonieuse dans le bâtiment ont constitué de véritables défis.

 

DESCRIPTION

« La Pulperie de Chicoutimi est un complexe muséologique, culturel, patrimonial et récréatif unique, qui offre aux visiteurs à la fois un parc naturel, un site historique classé et un musée régional d’art, d’histoire et d’ethnologie. » (tiré du règlement du concours)En 1997, la Ville de Chicoutimi, en collaboration avec les gouvernements du Québec et du Canada, ainsi qu’avec la Corporation gestionnaire, lançaient un concours pour la rénovation et le recyclage de la Pulperie de Chicoutimi, le bâtiment 1921 dans lequel on voulait relocaliser le Musée régional du Saguenay-Lac-Saint-Jean. Ce concours sur invitation limité aux architectes de la région du Saguenay prévoyait également l’ajout d’une construction d’environ 1600 m2 pour prolonger l’ancienne pulperie. Les architectes participants à ce concours devaient former des consortiums avec des bureaux ayant une expertise reconnue dans le domaine muséal.

« Le 1921 est une véritable cathédrale industrielle (comme les autres bâtiments du site), un gigantesque artefact en soi. On est saisi dès l’entrée par une impression de démesure. Par conséquent, de faire sentir l’immensité de cet espace constitue nécessairement le tout premier objectif de toutes interventions sensibles. » (tiré du document Le bâtiment 1921 de la Pulperie de Chicoutimi)

La Pulperie, complexe industriel de production de pulpe de bois pour la production de papier, a joué un rôle capital dans l’histoire socio-économique de la région du Saguenay-Lac-Saint-Jean et a été classé site historique en 1984. Le site profite des qualités de l’architecture industrielle de l’époque soit une structure d’acier très expressive et une qualité spatiale interne indéniable, créée par de très grandes portées. Le programme architectural demandait aux architectes d’agir dans le respect de ces caractéristiques pour réussir l’insertion de la fonction muséale en ces lieux. La construction du projet lauréat (consortium R. Côté/Galienne/Moisan/Fortin) a été terminée en 2002.

 

Politique d’intégration des arts à l’architecture

(Extrait du site internet http://www.mcc.gouv.qc.ca/?id=59)

La Politique d’intégration des arts à l’architecture et à l’environnement des bâtiments et des sites gouvernementaux et publics a passé le cap des 50 ans d’application.

Le Québec a en effet adopté en 1961 une mesure gouvernementale consistant à allouer environ 1% du budget de construction d’un bâtiment, ou d’aménagement d’un site public, à la réalisation d’œuvres d’art précisément conçues pour ceux-ci. Ces œuvres s’harmonisent à l’architecture, aux espaces intérieurs ou extérieurs, à la vocation des lieux et au type d’usagers.

Depuis 1961, plus de 3000 œuvres nées de la Politique d’intégration des arts à l’architecture ont été réalisées dans des lieux publics du Québec.

Ces œuvres (sculptures, installations, peintures, estampes, photographies, tapisseries, verrières) témoignent de la diversité d’expression des artistes québécois et constituent une part importante de notre patrimoine artistique.